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Route des vins

Route des vins

Un secret à partager...

Ce vignoble délimité avec beaucoup de soins s'étage sur les côteaux de Bandol, du Beausset, de La Cadière d'Azur, du Castellet, d'Ollioules, de Ste-Anne d'Evenos, de Saint-Cyr et de Sanary. Les écrits de l'époque galloromaine sur la ville de Tauroentum, qui était située entre Saint-Cyr-sur-Mer et Bandol, mentionnaient déjà ce cru. Ce vin était très apprécié aussi à la cour de Louis XV et fut protégé par de nombreuses ordonnances du Conseil Communal de La Cadière en 1363. Son embarquement pour les exportations se faisant dans le port de Bandol, les fûts étaient marqués au fer de la lettre « B » d'où son appellation « BANDOL ». Ce vignoble est le plus beau joyau des vignobles de Provence.

Une des premières appellations

L'A.O.C. Bandol (appellation contrôlée) date de 1941 et c'est l'une des plus anciennes. Elle consacre la qualité d'un produit, mais aussi le courage et le talent des vignerons.

Tradition

De génération en génération : le vigneron du Bandol est l'héritier d'un grand savoir-faire, accumulé peu à peu par des ouvriers de la terre à la fois passionnés et savants. Ce qu'il applique aujourd'hui, ce ne sont pas seulement les techniques, fussent-elles ultra-modernes, c'est la façon de s'en servir. Ainsi, il ne vendangera jamais à la machine, à moins que l'on invente un jour des machines avec des mains. En toute saison, détail par détail, il soumet toutes ses actions à une exigence : obtenir le maximum de qualité.

Qualité

Limitation de la production : produire à tout va, c'est vendre beaucoup et se soucier peu de la qualité. Les vignerons du Bandol ont choisi la voie inverse : produire peu pour produire très bon. Mourvèdre le roi des cépages Sans lui, le Bandol ne mériterait sans doute pas son « B » majuscule. On n'est pas peu fier, dans le vignoble, d'avoir su apprivoiser un plant qui refuse obstinément, partout ailleurs, de bien mûrir. Son nom se prononce ici avec une sorte de respect religieux : LE MOURVÈDRE. Ce cépage de maturation difficile, est né pour s'entendre avec le soleil de notre région. N'est pas Bandol qui veut.

La noblesse terrienne des rouges

Si le mourvèdre est roi, c'est surtout dans les vins rouges que sa présence en proportions importantes fait merveille et donne des vins remarquables d'équilibre, virils et élégants à la fois. Le mourvèdre les pare de leur robe pourprée d'un beau rouge foncé, enrichit leurs arômes de fruits rouges, griotte et framboise, puis de fleurs, et enfin, leur donne en bouche leur belle longueur... Ce n'est qu'après un séjour d'au moins dix-huit mois en foudres de chêne que les vins de Bandol rouges peuvent être dégustés. Leur tempérament impétueux et tannique commence alors à s'arrondir. Mais c'est à partir de cinq ou six ans qu'ils donnent le meilleur d'eux mêmes : les Bandol rouges sont d'excellents vins de garde. Savourez-les dans la force de l'âge. Leur bouquet s'y épanouit, y acquiert toute sa rondeur et cette superbe harmonie que l'on appelle à Bandol « La noblesse terrienne ». Parvenus dans la plénitude de la maturité, ils s'avèrent dignes de la plus haute gastronomie.

Le charme des blancs et des rosés

Secs dans leur attaque, les blancs développent de subtils arômes. Vifs, nerveux et frais comme des sources, ils sont dignes des palais les plus exigeants. Vinifiés à partir de cépages locaux traditionnels, ils accompagnent de leur délicate fraîcheur et de leur robe aux reflets verts, les fruits de mer, les poissons et séduisent aussi à l'apéritif. Souples et fruités tout en restant secs, les rosés, de pressée directe, sont issus des mêmes cépages que les rouges (Mourvèdre avec complément Grenache et Cinsault). Ils se boivent le plus souvent jeunes, encore riches des senteurs de leurs restanques natales. Mais la présence du mourvèdre leur permet aussi de se bonifier avec l'âge. Légers et désaltérants, ils sont tout naturellement conseillés pour accompagner les spécialités provençales mais aussi les plats les plus variés.

La fête du millésime du vin de Bandol

On l'a dit, le Bandol porte le nom de son ancien port d'embarquement, d'où il partait pour de longs voyages. Et ce ne sont pas les « dolia » tonneaux de terre cuite qui restent enfouis au large de Bandol qui diront le contraire. La cité balnéaire ne vit plus au rythme de ses ateliers de tonnellerie d'antan, mais une fois l'an, elle retrouve avec ferveur les vignerons du Bandol. En effet, chaque premier dimanche de décembre, le port de Bandol est joyeusement envahi par les vignerons de l'Appellation Bandol qui y installent leurs barriques. C'est la fête du Millésime ! Les vins blancs, rosés et rouges y sont dégustés tels qu'ils sont à quelques semaines. Pas des vins finis, mais sortis pour un jour de leur cave pour aller à la rencontre de leurs passionnés dégustateurs. Ceux-là vont tenter de découvrir ce que seront plus tard ces promesses de vins vendangés quelques semaines plus tôt. C'est l'événement propice aux discussions avec les vignerons, carce jour-là, sur le port de Bandol, les hommes et les femmes qui font le vin sortent de leur réserve après la difficile période des vendanges et de la vinification. Ils font la fête et traditionnellement quelques 30 000 visiteurs sont heureux et fiers de la faire avec eux.

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